Ma robe Mira

Il aura fallu attendre que je sois enceinte pour me lancer dans cette robe incontournable que l’on a tant vu depuis sa sortie chez Fibremood il y a un an et demi. Peu adepte des robes amples, j’avais jusque-là délaissé Mira dont je croisais pourtant régulièrement de jolies versions. Et puis, le ventre s’arrondissant, il a fallu se rendre à l’évidence : Mira est vite devenu le modèle qui me faisait rêver, justement pour son ampleur et son confort parfaitement adaptés pour suivre l’évolution du corps. Je me suis donc lancée dans ma première version, sans aucune modification, et je dois dire que je l’adore !

Côté tissu

Mira étant une robe particulièrement ample, j’avais envie d’un tissu très fluide qui ne risquerait pas d’augmenter son volume. Je suis donc partie sur le kelsey de viscose « Seed night » Atelier brunette qui est l’un des tissus les plus légers et aériens de leur gamme et qui possède un aspect légèrement gaufré. J’avais déjà cousu un cache-coeur Alma dans ce même tissu en coloris chestnut et j’avais beaucoup aimé le rendu de cette matière, je suis donc partie plutôt confiante sur ce nouveau projet.

Comme toute viscose assez fluide, il est forcément un peu délicat à travailler, mais en prenant le temps de bien l’épingler, tout s’est bien passé. Il est également légèrement transparent mais le jeu de fronces de la robe crée suffisamment de flou pour atténuer cet effet. Enfin, en coupant une taille 38 sans modification et en optimisant au mieux le placement du patron, je n’ai utilisé que 2 mètres de tissu.

Côté couture

Deuxième modèle Fibremood que je réalise, la robe Mira est vraiment simple dans son montage, c’était donc un projet facile et agréable à coudre. Je suis partie sur une taille 38 en me basant uniquement sur mon tour de poitrine et en vérifiant les mesures du vêtement fini. J’aime beaucoup lorsque les marques proposent ces tableaux de mesures, cela permet de se rendre compte de l’aisance du vêtement et de jouer avec les tailles si l’on aime porter son vêtement plus ou moins ajusté. Ici, je me suis tout de suite rendue compte que la taille 38 serait amplement suffisante pour abriter non seulement mon ventre de grossesse mais aussi prévoir assez d’aisance pour la poitrine pouvant encore évoluer.

J’ai suivi la plupart des étapes de montage de la robe indiquées dans la notice et j’ai aimé ce projet à la fois simple mais bien travaillé. En effet, les finitions proposées sont faciles à réaliser mais bien faites : l’ouverture de l’encolure dos est constituée d’une parementure intégrée aux pièces dos et simplement repliée sur l’envers et l’encolure est bordée d’un biais intérieur.

Cependant, au fur et à mesure de la couture, j’ai eu peur que la robe ne soit un peu trop courte à mon goût, sachant que je mesure 1,63 m. Pour gagner un tout petit peu de longueur, j’ai donc cousu mes deux panneaux froncés à 7 mm au lieu des 1 cm prévus dans le patron et j’ai remplacé l’ourlet classique par un ourlet mouchoir tout fin. Cela ne représente pas grand chose mais j’ai dû gagner quasiment 2 cm de longueur, d’autant que l’avant de la robe va forcément se raccourcir au cours des prochaines semaines, l’arrondi du ventre venant soulever la robe sur le devant. Idéalement, il aurait fallu retravailler la ligne d’ourlet avant en courbe, en lui ajoutant environ 3 cm de longueur sur le milieu devant pour contrer le soulèvement de la robe mais j’ai décidé de la coudre en version classique afin de la reporter facilement tout de suite après la naissance.

Jolis détails

Enfin, je me suis amusée à modifier quelques détails, toujours en m’inspirant de techniques apprises avec le premier cours Artesane sur les finitions et techniques de haute couture. Ce cours est véritablement une mine d’informations et chaque technique abordée peut ensuite être employée au gré de ses projets et venir ainsi perfectionner nos modèles avec des finitions soignées.

J’ai donc réalisé un ourlet mouchoir qui convient très bien à la finesse de ce tissu et qui est en passe de devenir l’une de mes finitions préférées pour les bas de robes ou de jupes en viscose. Le travail est certes plus long que pour un ourlet classique mais c’est vraiment un plaisir d’observer ensuite la délicatesse d’un tel ourlet et la technique en deux temps expliquée par Marie-Laure dans son cours est vraiment parfaite.

J’ai également réalisé la petite bride au dos de la robe entièrement à la main avec un point perlé. J’ai vraiment aimé ce travail minutieux et finalement assez simple une fois le point compris et je suis fière de ce petit détail apporté ainsi à la fermeture de la robe.

Je suis donc ravie de cette première robe Mira dans laquelle je me sens bien actuellement mais que je reporterai tout autant avec plaisir après la grossesse.

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