Journal de bord #3

Ces dernières semaines j’ai moins cousu que d’habitude. Il faut dire que l’organisation de la semaine de concours pour fêter la première année de mon blog m’a pris un peu de temps. J’en profite d’ailleurs pour vous remercier pour vos très nombreuses participations mais aussi pour vos passages sur mon blog et les adorables commentaires que vous avez laissés sur l’article « Pourquoi je couds, pourquoi je blogue« . Tous vos retours me donnent envie de continuer à partager plein d’articles sur le blog, alors merci à tous !

J’entame donc le mois de mars avec un nouveau journal de bord. Au sommaire ce mois-ci, je termine les projets couture d’hiver tout en commençant à acheter des tissus pour le printemps. En tricot, j’ai commencé un châle couleur terracotta qui me donne envie d’intégrer plus souvent cette jolie teinte dans ma garde-robe et j’en profite pour vous parler du livre Je deviens expert tricot de Lise Tailor. Enfin, l’article se termine avec la présentation de mon carnet de couture qui m’aide autant à m’organiser qu’à garder une trace de mes projets.

Encours couture : la fin de l’hiver

Ces dernières semaines, j’ai cousu des pièces faciles et réconfortantes. Deux bodys Ivonic du livre de Marie Poisson sont venus regarnir ma pile de basique : facile à réaliser, j’ai décliné ce body dans deux couleurs de jersey de tencel achetés chez Meter meter qui convient parfaitement au modèle en terme d’élasticité et qui est très agréable à porter.

J’ai également enfin terminé mon body Amoroso de Charlotte Jaubert : commencé en novembre dernier, je l’avais mis en pause quand ma surjeteuse avait fait un bourrage de fils sur la laminette d’encolure. Trois mois plus tard, je m’y suis remise et je suis vraiment conquise par le résultat. J’ai utilisé un jersey modal côtelé Meter meter (le même que j’avais utilisé pour mes tops Ludmilla) qui a une très grande élasticité, parfaite pour le body Amoroso. Le tissu étant un peu épais, j’ai décidé de remplacer la laminette par la pose d’un biais élastique sur les tours de cuisses et j’ai réalisé la version culotte avec attache. J’avais également remonté le creux de l’encolure de 2 cm et opté pour le dos plein.

J’avais peur que le côté très moulant du body ne me dérange mais je l’ai finalement adoré dès le premier essayage. Conçus comme des vêtements seconde peau, les bodys de Charlotte jouent vraiment de ce côté très féminin et galbant en révélant les formes du corps sans complexe et je me sens vraiment bien dedans.

Ce week-end j’ai également commencé un nouveau projet qui n’était pas vraiment prévu au programme mais qui me faisait envie depuis longtemps : la blouse Louise mum chez Ikatee. J’avais dans ma réserve un coupon de viscose plumetis Smokey Atelier brunette depuis plus d’un an sans réussir à lui trouver le bon projet jusqu’à ce que je tombe à nouveau sur la blouse Louise et que l’association devienne évidente dans mon esprit. J’ai donc commencé à coudre cette jolie blouse froncée pour terminer l’hiver et je l’aime déjà beaucoup.

Enfin, en parallèle de ces derniers projets d’hiver, je commence sérieusement à me projeter dans les envies de printemps. C’est la première année que je me projette aussi tôt dans la nouvelle saison, j’ai même déjà acheté quelques lins et jerseys de lin des nouvelles collections de chez MeterMeter et je réfléchis à la réalisation d’une tenue complète qui comprendrait un blazer, un jean et quelques tops et blouses légères.

Encours tricot : un premier pas vers le printemps

Le tricot se déroulant sur un temps plus long que la couture, je me suis plongée dans un projet printanier dès que j’ai eu terminé mon pull Matriochka d’Atelier Emilie (sur lequel je reviendrai dans un article très bientôt). Pour entamer le printemps, j’avais envie d’un projet plus court qu’un gilet ou un pull et j’ai très rapidement opté pour un nouveau châle d’Andrea Mowry.

J’ai donc commencé à tricoter le châle Boho Blush que je pense réaliser sans les franges. J’utilise pour le faire une nouvelle qualité de laine que je découvre : un fil Single Merino-mohair de chez Heidi Idea, coloris terracotta. Il est particulièrement doux et j’aime le côté légèrement duveteux de la laine du fait de la présence de mohair. Ce fil est très agréable à tricoter et le châle progresse pour l’instant assez rapidement, alternant les sections de points mousse, de brioche et de dentelle.

Lecture du mois : Je deviens expert tricot

Quand j’avais acheté le premier tome des livres tricot de Lise Tailor, Je me mets au tricot, je ne pensais pas me tourner si rapidement vers le second tome, Je deviens expert tricot. Je ne me sentais pas avoir passé un cap particulier mais j’ai finalement profité de la réalisation de mon châle Plumpy à Noël pour acheter ce livre car il comportait toute une partie sur le point brioche que je découvrais alors et je me disais qu’il m’aiderait sur ce point.

Je deviens expert tricot aborde en effet des techniques plus pointues comme le point brioche, la réalisation des chaussettes, les torsades ou le jacquard mais il permet également d’approfondir certains points déjà évoqués dans le premier tome. Par exemple, le montage et le rabattage des mailles sont enrichis par d’autres techniques qui n’étaient pas abordés précédemment.

Ce nouveau livre comporte également une partie très intéressante sur les façons de modifier et d’embellir son projet de tricot mais aussi un chapitre sur les solutions à apporter quand un projet est raté. Je trouve qu’il complète parfaitement le premier tome dès lors que l’on a déjà réalisé deux ou trois projets et que l’on souhaite aller plus loin dans certaines finitions ou découvrir de nouvelles techniques de tricot. Les deux livres de Lise Tailor m’accompagnent dans tous mes projets et je vous les conseille vivement : n’attendez pas de vous sentir experte en tricot pour vous procurer ce livre !

Organisation : mon carnet de couture

J’ai toujours aimé avoir de petits carnets pour tout un tas de projets. J’aime annoter et tenir un journal de bord lors de mes voyages, faire des listes de toutes sortes d’envies au quotidien, noter des recettes, des listes de livres à lire… Quand j’ai commencé à coudre mes vêtements, j’ai rapidement pris un carnet pour dessiner au brouillon mes envies et les patrons que je repérais. Puis j’ai eu envie d’un vrai journal de couture où je noterais au fil de l’eau autant mes envies que mes retours sur des modèles et ce que j’apprenais grâce aux tutos ou cours vidéos. Je vous présente donc ici le contenu de mon carnet couture.

Les dessins d’inspirations

Quand j’ai commencé mon carnet de couture, c’était avant tout pour réaliser quelques dessins des modèles qui me faisaient envie pour la saison à venir. Ces dessins techniques me permettent de rassembler sur une même page mes envies et ainsi observer si tout semble cohérent et me plaît dans son ensemble et si le nombre de tops, blouses et bas me semble équilibré…

C’est aussi l’occasion de planifier un programme de couture pour les semaines à venir. Les choses ne sont pas figées pour autant, je ne réalise en général jamais l’intégralité des modèles dessinés et je laisse également la place à un coup de coeur d’une sortie patron. Mais cela m’aide à penser de façon plus cohérente les modèles que je couds et à acheter uniquement le tissu dont j’ai besoin pour le modèle voulu.

Les tissus par saison

J’achète peu de tissus en avance ou sans savoir précisément ce que j’aimerais en faire. Je n’ai pas de gros stock de tissu dormant et je n’ai donc pas besoin de les recenser dans une tissuthèque. Cependant, j’aime beaucoup garder une trace des tissus que j’ai cousus chaque saison en inscrivant simplement leurs références, composition, poids et les projets réalisés avec.

Je rassemble des petits carrés de tissus sur une même page, ce qui me permet d’embrasser d’un coup d’oeil les couleurs dominantes d’une saison et les associations que je pourrais faire entre les pièces. Je reviens aussi souvent sur ces pages quand je veux comparer le poids d’un ancien tissu avec un tissu similaire que je voudrais acheter.

Les notes sur un patron

Pour chaque patron cousu, je note également sur une page la taille que j’ai choisie et les modifications que j’ai parfois apportées au modèle, des plus simples (comme une gradation entre plusieurs tailles ou un bas de vêtement raccourci) aux plus complexes (modifications de la forme de certaines pièces). Ces annotations me permettent de reprendre le patron plus facilement lorsque je souhaite le coudre à nouveau.

Les cours Artesane

Enfin, j’adore suivre des cours de couture sur Artesane et apprendre de nouvelles techniques. Quand il s’agit de cours techniques, j’en profite justement pour prendre des notes, me souvenant de mes cours à la fac et des jolies fiches que j’aimais réaliser. Je prends donc en note les informations qui me semblent utiles à retenir pour un projet et je n’hésite pas également à réaliser quelques schémas pour m’aider à comprendre certains points quand j’aurais besoin d’y revenir ensuite.

Au fil du temps, mon carnet de couture est devenu l’un de mes outils essentiels pour m’organiser et garder en mémoire ce que j’ai cousu. J’ai choisi un carnet tout simple de la marque Leuchtturm 1917 dont les pages sont numérotées, ce qui permet de créer un sommaire en début de carnet et de se retrouver plus facilement dans les notes et différentes sections. Ce carnet m’accompagne donc tout au long de mes projets couture et je pense en commencer un bientôt pour le tricot…

Et vous, que notez-vous dans vos carnets de couture ?

Un commentaire pour “Journal de bord #3

  1. Très bel article, très complet.
    Merci pour ce partage inspirant. Tu es bien organisée.
    J’aime beaucoup tenir mon journal de couture même si il est moins développé, mais j’aime remonter le temps et voir ce que j’ai cousu et les idées que j’ai pu dessiner.
    Belle semaine à toi et merci encore pour cet article très réussi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut