Ma parka est sûrement le projet le plus abouti et le plus travaillé que j’ai réalisé depuis mes débuts en couture. Rêvée et projetée depuis plus de deux ans – j’avais acheté le cours vidéo Artesane quasiment à sa sortie -, j’ai pris le temps de choisir la bonne matière puis visionné le cours une première fois pour découvrir toutes les étapes avant de me réserver un temps long pour la coudre.

Au début de l’automne dernier, je me suis enfin lancée dans ce beau projet et je l’ai abordé comme on plonge dans une bonne série, enchaînant chaque étape comme de petits épisodes que j’aimais retrouver chaque soir. Et je peux dire que j’ai adoré coudre cette parka et que je n’arrête pas de la porter depuis que je l’ai terminée !
Les fournitures
Le choix du tissu principal a été particulièrement long car, avant de m’engager dans ce gros projet, je voulais être sûre de moi. L’un des éléments qui me semblait le plus important était que mon tissu principal soit en matière naturelle (coton) tout en ayant un traitement déperlant car je voulais avant tout une veste qui me protège de la pluie.

J’avais donc repéré les tissus déperlants chez Atelier brunette et je m’étais arrêtée sur le coloris « Pecan pie ». J’avais commandé un échantillon pour m’assurer de la couleur et de l’aspect du tissu mais, à force d’attendre pour l’acheter, il a bien failli me passer sous le nez car il était en rupture partout, remplacé par de nouveaux coloris. Je l’ai finalement trouvé sur le site danois Meter Meter sur lequel j’ai aussi acheté ma doublure matelassée.
Etant donné le grand métrage nécessaire (3,80 m de tissu conseillés), j’ai préféré vérifier en coupant mon patron et en faisant une estimation relative à ma taille et, en jouant un peu à Tetris, j’ai réussi à grappiller et à n’acheter que 2,75 m. Quant à la doublure – j’y reviens plus loin -, j’ai opté pour un tissu matelassé assez fin.
Côté fournitures, j’avais également besoin de 3 fermetures éclair (capuche intégrée, une poche poitrine et zip devant) que j’ai choisi en métal bordé de bleu marine pour contraster avec mon tissu caramel. Même chose pour le biais utilisé pour ganser les poches, la capuche et les parementures que j’ai choisi en bleu marine. Enfin, il faut également prévoir des pressions pour la patte qui couvre le zip central, des boutons pour les bas de manches ainsi qu’un cordon pour la capuche, la taille et le bas de la parka. C’est donc un projet un peu exigeant en fournitures car il comporte tous les détails d’une véritable parka !


La couture de la parka
La couture de ma parka s’est étalée sur environ un mois, à coups de soirées et de moments glanés les week-ends sur les temps de sieste des enfants. Je m’en faisais une montagne mais j’ai finalement découpé les étapes en petits objectifs et, peu à peu, ma parka a pris forme, plus vite que je ne l’avais imaginé.


Ce projet est un beau défi technique avec lequel on ne s’ennuie pas. Poche zippée sur la poitrine, poches passepoilées à rabat, gansage des poches, capuche intégrée dans un col à zip, bas de manches resserrables avec un élastique, montage d’une fermeture éclair doublée d’une patte avec pressions, cordon de serrage à la taille et coutures rabattues sur toute la veste… La liste est longue pour coudre la parka mais ses nombreux détails viennent rythmer la couture et me donnaient l’envie d’avancer pour connaître la suite.
Il s’agit clairement d’un modèle destiné à des couturières intermédiaires mais aucune étape n’est insurmontable, il faut simplement l’envisager comme un projet au long cours. Et il faut dire que l’on est parfaitement accompagné par le cours vidéo d’Artesane. La vidéo dure quasiment 5 heures et on a l’impression de coudre en temps réel avec Pauline, qui anime le cours.



La parka est conçue sans doublure intégrée, ses finitions intérieures sont donc très propres : la plupart des coutures sont rabattues et les bords francs des poches, de la parementure et de l’intérieur de la capuche sont gansés de biais. J’avais déjà réalisé quelques coutures rabattues mais jamais autant que sur ce projet. Alors, certes c’est long car chaque couture nécessite 3 lignes de piqûres (une ligne d’assemblage puis deux lignes de surpiqûres une fois les marges rabattues) mais le résultat en vaut la peine. Le rendu est aussi beau que résistant et j’aime toutes les lignes de surpiqûres qui donnent un côté encore plus pro et abouti à la veste.
La doublure
La doublure imaginée pour la parka est amovible. Cousue comme une petite veste matelassée entièrement gansée au biais, elle se coud très facilement. Avant de la réaliser, j’avais également commandé des échantillons pour me rendre compte de l’épaisseur des matelassés. En effet, je ne voulais pas d’une veste trop épaisse, préférant la porter en mi-saison, avec plusieurs couches de vêtements en dessous si nécessaire. J’ai donc opté pour le matelassé le plus fin chez Meter Meter, en coloris bleu marine.


La doublure s’attache à la veste avec des boutons sur toute la bordure de la parementure. Les boutonnières sont donc cousues sur la doublure matelassée. J’avais un peu peur de coudre des boutonnières à même le tissu matelassé, je me suis donc arrangée pour qu’elles tombent plutôt sur le biais de gansage de la bordure. Dans ce cas il faut prévoir un biais un peu plus large pour la bordure, d’environ 1,5 cm une fois plié. Enfin, je n’ai mis que la moitié des boutons et boutonnières prévus pour fixer la doublure (soit 9 au lieu de 18) et je trouve qu’elle tient très bien ainsi.
Paradoxalement, c’est pour la doublure que j’ai traîné le plus. Il faut dire que j’ai déménagé cet automne et que j’ai laissé en pause mon projet parka pile avant la réalisation de sa doublure. Je n’arrivais pas à me motiver à la reprendre, préférant me lancer dans d’autres projets. Ça n’est que le mois dernier, juste avant nos vacances à Paris, que je me suis replongée dedans et que je l’ai terminée pile à temps pour l’emmener !

En résumé
Lors de nos vacances à Paris en février, je l’ai portée toute la semaine et je l’ai trouvée super pratique avec ses grandes poches, sa large capuche et son col montant. La météo particulièrement pluvieuse de nos vacances m’a également permis de tester la parka en conditions réelles et elle a parfaitement joué son rôle déperlant. Je suis restée au sec (et au chaud!) malgré la pluie qui nous a accompagnés une bonne partie du séjour !
Depuis qu’elle est terminée, je porte ma parka la moitié du temps, en alternance avec un manteau d’hiver quand il fait très froid. Je la trouve à la fois idéale pour une météo qui s’adoucit comme pour les matins frais de ces prémices de printemps. Elle est très confortable et elle s’accorde autant avec un jean que sur une robe ou une jupe. Je la porte systématiquement avec la doublure, cela lui donne un peu de chaleur et de la rondeur car mon tissu extérieur est plutôt cassant dans les plis. Je verrai si je la porte sans doublure quand la météo se sera vraiment réchauffée.


Comme je l’écrivais en début d’article, c’est sûrement mon plus gros projet cousu main depuis mes débuts mais j’ai adoré la réaliser et je la porte tout le temps. Les gros projets comme celui-ci font clairement partie du plaisir que j’ai à coudre : en apprendre toujours plus techniquement et m’émerveiller du montage et des finitions de tel ou tel élément. Si un projet comme celui-ci vous fait envie, je ne peux que vous encourager à vous lancer !

Et si on parlait budget ?
Coudre une grosse pièce comme celle-ci représente beaucoup de temps mais également un certain budget car elle rassemble non seulement de grands métrages de tissu mais aussi de nombreuses fournitures. J’ai pensé qu’il serait intéressant de vous partager une section budget en fin d’article pour se rendre compte du coût de ma parka.
Tissus :
- 2,75 m de toile de coton déperlant Atelier brunette, coloris « Pecan pie » : 68,75€
- doublure matelassée fine Meter Meter : 31,32€
Fournitures :
- 10 m de biais bleu marine : 6,67€
- 3 zips en métal : environ 10 €
- 10 pressions métal Prym : 10,95€
- 2 boutons (bas de manches) : 3€
- 9 boutons Pecan Pie (doublure) : 6€
- cordon tressé : 7,50€
Au total, ma parka m’a coûté 144€ (100€ de tissu et 44€ de fournitures). A cela s’ajoute également le prix du cours vidéo Artesane comprenant le patron (49€) mais il me semble que j’avais profité d’une promotion au moment de l’acheter. Il s’agit donc d’un projet coûteux mais dont j’ai choisi avec soin chaque fourniture pour que ma veste dure longtemps. L’idée de mes projets couture n’est jamais tant la recherche d’économie que le souci des belles matières et, pour l’instant, je dois dire que cette veste coche toutes les cases !

